06 juin 2007
Eyeshield 21
Titre : Eyeshield 21
Auteur : Yūsuke Murata / Riichirō Inagaki
Nombre de volumes : 13 ( France )
Editeur : Glénat
*** *** ***
Histoire : Sena Kobayakawa, notre héros, est un lycéen frêle, malingre et surtout très très peu courageux. Bien que protégé depuis sa petite enfance par Mamori Anezaki, sa meilleure amie, le jeune homme est, chaque année, désigné par ses camarades comme « larbin » de la classe et en a développé une aptitude surhumaine à la course ( car courir vite permet bien sûr d’éviter les coups ). Un jour, alors qu’il fuit une bande de délinquants, il est repéré par Youichi Hiruma, quaterback de l’équipe de football américain du lycée : ce dernier, véritable démon de la menace, le fait entrer de force dans l’équipe en tant que Running-Back star, protégé par une visière teintée afin de cacher son visage aux responsables des autres clubs du lycée qui pourraient tenter de le recruter. Son nom de code ? Eyeshield 21, le running-back aussi rapide que la lumière !
Avis Personnel : Eyeshield 21… encore une série sportive pouvez-vous dire ! Faux, c’est LA référence absolue en la matière : véritable petit bijou, chaque volume se déguste. Le point fort du manga, il faut le dire, étant son humour : il est TOTALEMENT déjanté ! Entre les personnages ( Sena le lâche, Hiruma le diabolique quaterback aux oreilles pointues qui anime à lui seul 80% des situations, les frères « Hahaha » ou Monta le « singe ), les situations incongrues ( Courir jusqu’au sommet de la tour de Tokyo avec des glaçons dans la main ! ) . Mais le plus fort étant que, même si les auteurs parodient le genre manga sportif, Eyeshield 21 reste incroyablement haletant ! Haletant et dynamique, car le style de Murata, très particulier, nous offre des angles de vue inédits et très impressionnant… je vous laisse juger par vous même. Laissez-vous tenter, Eyeshield est un des meilleurs Shônen sur le marché !
07 juin 2007
Emma
Titre : Emma
Auteur : Kaori Mori
Nombre de volumes : 2
Editeur : Kurokawa
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Histoire : William Jones, jeune aristocrate anglais perdu en pleine Angleterre de l’époque Victorienne, rend visite à Mme Stownar, son ancienne institutrice : il fait alors la connaissance d’Emma, la domestique, à laquelle il n’est pas indifférent. C’est le coup de foudre entre la bonne et le gentilhomme, la naissance d’une histoire d’amour impossible entre deux natifs de « pays différents »…
Avis Personnel : Je serai assez courte sur cet article, étant donné qu’Emma est un manga qui ne fait que deux volumes et que je ne puis donc résumer plus précisément sans donner des éléments de l’intrigue. J’ai lu ce manga par hasard, alors que j’attendais ma mère dans le rayon livre de mon super-marché : le dessin n’était franchement pas attirant, mais cache une histoire sympathique dont le thème, s’il n’est pas original, est traité de manière assez pudique. Emma n’est pas un manga à la Roméo et Juliette, où le coup de foudre pousse immédiatement les tourtereaux l’un dans les bras de l’autre, mais est au contraire l’histoire de deux personnages très timides qui ne dévoileront finalement leurs sentiments que très tardivement. En bref, Emma est un manga très agréable à lire en dépit son dessin assez brute et à la limite du désagréable, même s’il n’est pas non plus un indispensable…
Ichigo 100%
Titre : Ichigo 100%
Auteur : Mizuki Kawashita
Nombre de volumes : 6 ( France )
Editeur : Tonkam
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Histoire : Junpei Manaka est un collégien japonais passionné de cinéma : un soir, alors qu’il se rend sur le toît de son collège, une jeune fille superbe tombe du ciel devant son nez avant de se sauver en hurlant. Junpei gardera de cette rencontre le souvenir d’une culotte aux fraises, et décide qu’il se doit de filmer cette jeune inconnue. Après inspection des lieux, il trouve un cahier de mathématiques qui n’appartient en réalité qu’à Aya Tôjo, la première de la classe coincée entre ses culs de bouteille et ses nattes : dépité, il se fait remonter le moral par ses deux amis qui lui assure que la fille à la culotte aux fraises n’est autre que Tsukasa Nishino, la fille la plus belle du collège. Junpei décide alors de lui déclarer sa flamme…
Avis Personnel : Ahhhh… notre premier manga-nanard ! Ichigo 100% est, pour moi, l’exemple même du torchon industriel sans aucun intérêt, destiné à servir d’objet de fantasme pour adolescents pré-pubères ! Commençons par un thème plus que classique ( à savoir le garçon tiraillé entre plusieurs amours possibles ) qui est ici très mal exploité puisqu'il n'y a AUCUNE situation de vraiment nouvelle, AUCUNE originalité, RIEN. Puis attardons nous sur des personnages ABSOLUMENT sans intérêt ( Junpeï n'a aucun charisme, aucun « fond », et les deux héroïnes font vraiment potiches à gros seins ). Enfin, finissions sur l’absurdité du manga en lui-même : Ichigo 100% ou comment un abruti tombe amoureux d’une fille rien qu’en voyant… sa culotte ! Bravo à madame Mizuki Kawashita qui devrait arrêter les mangas un petit moment pour s'interroger sur la place de la culotte au fraise dans la formation d'un couple... ( vous avez 4 heures ).
♥ Le Sommet des Dieux ♥
Titre : Le Sommet des Dieux
Auteur : Yumemakura Baku / Jirô Taniguchi
Nombre de volumes : 5 ( fini )
Editeur : Kana
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Histoire : C’est en 1924 que l’anglais Mallory, premier homme à avoir dépassé les 8000mètres sans oxygène, a disparu soudainement sur les flans de l’Everest avec son compagnon de cordée, Irvine. Une question se pose alors : les deux hommes ont-ils foulé le sommet de l’Everest ? Serait-il possible qu’ils soient, en réalité, les véritables détenteurs de l’exploit ? La réponse, selon certain, se trouverait dans l’appareil photo de Mallory, également disparu pendant l’ascension. Appareil photo que Fukamashi, journaliste japonais spécialisé dans l’alpinisme, pense avoir retrouvé …
Avis Personnel : Le Sommet des Dieux … toute une histoire et un manga effectivement au sommet de l’art ! Adapté du roman de Yumemakura Baku, il montre encore une fois que Jirô Taniguchi n’a pas fini de nous étonner ! Ce mangaka, au trait si fin et puissant, dessine comme personne les paysages chaotiques de la montagne, et arrive réellement à souffler le lecteur à chacune de ses pages ! J’avoue avoir rarement été aussi impressionnée que devant l’Everest-made-in-Japan. Et en plus d’un dessin sans pareil, le scénario de Yumemakura Baku est un petit bijou de recherche et, de philosophie. Car derrière la recherche du fameux appareil photo de Mallory se cache également l’épopée de deux hommes à la recherche d’eux-même. Difficile de résumer en quelques mots le Monstre sacré qu’est « Le Sommet des Dieux »… mieux vaut le lire, et juger soit même.
Seimaden
Titre : Seimaden
Auteur : You Higiri
Nombre de volumes : 10 ( fini )
Editeur : Tonkam
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Histoire : Hilda est une jeune danseuse de talent, qui travaille dans les bars les plus reculés : sa particularité ? Elle est amnésique et protégée par un personnage des plus étranges, appelé le « Duc de Raulès ». Tout change quand Rodric, impétueux descendant du peuple d’Azel, arrive en ville et la reconnaît, lui assurant qu’elle est autre que sa fiancée : mais qui est en réalité cet homme qui semble détenir les clefs de son passé ? Et pourquoi semble t-il connaître – et haïr- Raulès ?
Avis Personnel : Soyons franche dès le départ : Seimaden est un bon manga, qui permet de passer un bon moment et qui est très bien dessiné, mais il ne fait pas parti de ceux qu’on peut lire et relire sans modération . Je m’explique : You Higiri est une mangaka de talent, qui dessine aussi bien qu’elle narre ses histoires, mais qui veut hélas trop en faire et qui s’emmêle donc bien vite dans son récit… mais, surtout, qui nous livre une œuvre finalement si classique – dans ses thèmes- qu’elle en devient fade. Entre Hilda, la « Saori Kido » de service ( comprendre la cruche qui se fait enlever ou agresser toutes les 30s ) et les personnages de Raulès, Rodric et Tétius finalement peu convaincants dans leurs rôles d’amoureux transis, Seimaden paraît déjà, une fois les cinq premiers volumes finis, avoir exploité l’essentiel de ses possibilités ! Réservée, de plus, à un public féminin ( je ne pense pas que ce genre d’histoire puisse plaire à la gente masculine ), cette saga est TRES coûteuse pour le lecteur à qui je conseille de garder ses 90euros pour des choses plus urgentes… du moins dans un premier temps.
♥ Le Journal de mon père ♥
Titre : Le journal de mon Père
Auteur : Jirô Taniguchi
Nombre de volumes : 1
Editeur : Casterman ( collection écriture )
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Histoire : Yoichi Yamashita, un japonais type habitant à Tokyo, retourne à Tottori, sa ville natale, afin d’assister aux obsèques de son père . Là, en compagnie de sa famille, il retrace doucement le fil de son enfance : l’incendie de la ville, la dure reconstruction du foyer familial, le divorce, l’arrivée d’une « étrangère » dans la maisonnée… autant de souvenirs douloureux qui ont laissé chez Yoichi un amer goût dans la bouche, et un zeste de rancune tenace envers son père. Pourtant, l’apport du témoignage et de l’avis de chacun sur la personnalité de cet homme, un coiffeur et travailleur modèle, à la fois si proche et étranger de son fils, vont faire comprendre à notre héros que le fossé n’a peut-être pas été creusé par celui qu’il a jugé responsable de tous ses maux, mais plutôt par lui-même…
Avis Personnel : Ahh Taniguchi… toute une histoire pour moi ! Je l’ai découvert avec le magnifique « Quartier lointain » il y a déjà pas mal de temps, et mon amour pour ses œuvres n’a cessé de grimper en flèche. Le journal de mon père est, à mon humble avis, un de ses mangas pour ne pas dire son manga le plus personnel, à teneur quasi-autobiographie : on reproche souvent à la bande dessinée japonaise de rester enfermée dans le carcan « filles / Action / Violence ». Ce n’est pas grave, Le Journal de mon Père est là pour vous chambouler toute votre perception des choses ! Une bande-dessinée à la fois très douce et violente psychologiquement parlant qui fait encore une fois partie des indispensables à avoir. Un régal dans son genre en bref, à lire et relire sans modération ! Je le déconseille néanmoins aux mordus de Shônen qui risquent fortement de s'ennuyer et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur...
08 juin 2007
XXX Holic
Titre : XXX-Holic
Auteur : Studio Clamp
Nombre de volumes : 9 ( France )
Editeur : Pika
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Histoire : Alors qu’il rentre du lycée, Kimihiro Watanuki, jeune homme ayant l’étrange particularité de voir les esprits, est irrésistiblement entraîné vers une boutique reculée, aux allures ésotériques. Yûko, la propriétaire des lieux, lui explique alors que leur rencontre était inéluctable et, devant l’air plus que perplexe du lycéen, lui révèle son passé pour le moins tumultueux et lui propose même de se débarrasser de son don handicapant ! Car la boutique de Yûko n’est autre qu’une boutique où, moyennant paiement, on vous exauce un souhait…et quand Watanuki accepte, il est loin de penser qu’il signe là un contrat qui fera de lui l’homme à tout faire du magasin…
Avis Personnel : Etrangement, je fais partie de ces personnes qui sont réfractaires aux œuvres de Clamp, trouvant que les mangakas de ce studio font plus de l’illustration que du véritable manga. XXX-Holic est, cependant, une exception : plus « dynamique » que X-1999 ou même Tsubasa Reservoir Chronicle ( du moins à mon humble avis ), il livre également un scénario un brin plus « japonais » que ce que Clamp nous livre habituellement. Comprenez par là que la plupart des aventures de notre pauvre Watanuki se déroule dans un cadre totalement nippon, à la différence d’un Sakura occidentalisé ou d’un RG Veda fantastique. De plus, le fait d’avoir un manga découpé en petites histoires indépendantes reliées néanmoins les unes entre les autres n’est pas un mal, et permet de s’arrêter dans sa lecture pour reprendre plus tard sans perdre une miette de l’histoire ! Enfin, j’aime beaucoup les personnages ( surtout celui de Watanuki ) à qui on s’attache assez vite. En bref, un manga sympathique qui est à découvrir…
Devil Devil
Titre : Devil Devil
Auteur : Yûki Miyoshi
Nombre de volumes : 15 ( fini )
Editeur : Pika
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Histoire : Depuis des millénaires déjà, l’ange Ios et le démon Sword, les pires ennemis que l’on puisse trouver en cet univers, se battent quotidiennement en duel. Lors de leur cent et unième combat, les deux adversaires parviennent à se frapper mortellement l’un l’autre et tombent ensemble dans le monde des humains. Là, dépourvus de leurs corps originels, ils n’ont d’autre choix que de s’emparer du premier humain ayant la malchance de passer sous leur nez… et c’est là que le bat blesse. Car c’est sous les traits de deux frères jumeaux, Sôma et Kana Amano, qu’Ios et Sword ressuscitent … et sont obligés à vivre ensembles jusqu’à ce que les choses puissent se réparer !
Avis Personnel : Devil Devil est un bon manga shônen, bourré de tous les ingrédients qui font d’une œuvre inconnue un grand hit : personnages charismatiques, humour à chaque page, situations originales, combats impressionnant… desservi, de plus, par un dessin très agréable à l’œil. Cependant, il lui manque ce petit « plus » qui aurait lui aurait permis de se démarquer davantage de ses concurrents : car, dans le fond, Miyoshi livre une œuvre très répétitive, donc la majeure partie des possibilités sont usées dès le 8ème volume. De plus, il n’exploite pas assez les « problèmes » que pourrait rencontrer au quotidien un couple aussi atypique que celui formé par Ios et Sword, qui sont censés ne rien connaître du monde des humains puisqu’ils sont cessés ne jamais y avoir mis les pieds. Enfin, force est de constater qu’aucun personnage féminin n’est vraiment intéressant, si ce n’est peut-être la petite fille de Satan… sous-exploitée au possible. Mais malgré tout, Devil Devil fait parti de la « moyenne supérieure » du Shônen, et ravira sans doute les fans du genre…
09 juin 2007
Angel Sanctuary
Titre : Angel Sanctuary
Auteur : Kaori Yuki
Nombre de volumes : 20 ( fini )
Editeur : Tonkam
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Histoire : Difficile vie que mène Setsuna Mûdo, jeune lycéen abandonné à moitié par les siens: rejeté par sa mère qui le considère comme un enfant du diable, il nourrit un amour immodéré et déraisonnable pour sa sœur jumelle, Sara. Un jour, il se fait aborder par deux étranges personnages au teint basané, qui lui racontent qu’il est la réincarnation de l’ange Alexiel, qui s’est rebellée contre Dieu voilà des millénaires. Setsuna, bien sûr, n’en croit pas un mot et envoie paître les inconnues, mais il ne sait pas que Rochel le jumeau d’Alexiel, est à sa poursuite et n’a qu’un but, l’éliminer à tout prix, même s’il doit d’abord s’attaquer à Sara…
Avis Personnel : LE manga qui a fait connaître Kaori Yuki, et sans conteste un de ses meilleurs. Angel Sancturary ne s’adresse pas au premier venu, en raison de la complexité et de la noirceur de son scénario : inceste, meurtres, viols… tout y passe, mais n’est jamais exposé de manière choquante ou inutile. Quand victime il y a , c’est qu’un point important du scénario est en passe d’être exposé, pour le meilleur comme pour le pire ! Mais la grande force d’Angel Sanctuary réside surtout en la multitude de personnages proposés, tous très différents mais très charismatique, s’il bien qu’il est difficile de se trouver un petit chouchou. ! Setsuna , Sara, Kira, Alexiel, Rochel, Kouraï, Arachnée, Mikaël, Raphaël, Uriel, Gabriel, Kâto… et plus encore ! Tous à la fois si importants et si éphémères… car l’auteur n’hésite pas à sacrifier un de ses héros si l’histoire l’exige. Le ton est d’emblée donné : Angel Sanctuary sera un manga cruel, mais d’un lyrisme sans pareil. Une œuvre, tout simplement.
Monster
Titre : Monster
Auteur : Naoki Urasawa
Nombre de volumes : 18 ( fini )
Editeur : Kana
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Histoire : Le docteur Tenma est le neurochirurgien le plus en vue de Düsseldorf, connu comme étant véritablement un génie dans son art. Fiancé à la fille du directeur de l’hôpital, Eva, et rédigeant pour son supérieur quantité de thèses destinées à être publiées en son nom, il se fait un jour alpaguer par la femme d’un patient turc, décédé sur la table de l’opération pour avoir été opéré trop tardivement : elle lui révèle, dans sa douleur, que son mari était arrivé le premier à l’hôpital mais que les chirurgiens avaient fait passer avant lui un célèbre chanteur, pour des raisons douteuses. Tenma, secoué par la nouvelle, fait le point sur son parcours quand il est bipé d’urgences : un enfant de 10 ans et sa sœur jumelle sont sur le point d’arriver aux urgences et le garçon, s’étant fait tirer dans la tête, à besoin d’être opéré immédiatement. Mais on vient soudainement l’interrompre pour lui demander de s’occuper plutôt de l’opération du maire de la ville, qui vient de faire un AVC : se souvenant du patient turc, le neurochirurgien décide finalement de désobéir à la hiérarchie sans se douter qu’il va participer à la résurrection d’un terrible monstre…
Avis Personnel : Monster est, une fois encore, un monument de la bande-dessinée nipponne : bien que desservi par un dessin qui peut en déstabiliser plus d’un ( mais qui permet de distinguer avec netteté les différents personnages ), le manga de Naoki Urasawa est un thriller unique en son genre, très haletant et même éprouvant pour le lecteur. Difficile de ne pas se laisser entraîner dans la spirale infernale qui aspire le pauvre docteur Tenma, et également de ne pas ressentir une certaine appréhension – voire même un certain respect- pour le personnage de Johan ( le frère blessé ) qui est un des personnages les plus charismatiques et sombre de l’histoire du manga, malgré pourtant un physique très angélique. Le point fort de Monster réside dans le fait que, même si son scénario demeure complexe, il n’est jamais brouillon et s’enrichie à chaque volume au lieu de stagner comme dans bien des bandes-dessinées du même genre. En clair, c’est un manga splendide que nous offre Urasawa, mais un peu difficile et noir… ce qui, finalement, ne fait que bonifier l’ensemble !










